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Séjour linguistique longue durée, ses bienfaits

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Un break et puis revient

Un séjour à l’étranger est une expérience de vie marquante pour un jeune. Loin de chez lui, il découvre une langue, une culture et apprend beaucoup sur lui-même.

Ça ressemble à l’école, ça rappelle la famille mais ce n’est pas mon école, ce n’est pas ma famille… En partant étudier à l’étranger, le jeune se confronte à un nouvel entourage, partagé entre excitation et crainte de l’inconnu. « Entre 15 et 17 ans, il se passe aussi beaucoup de choses dans leur vie privée, observe Nathalie Brunel, responsable des séjours en Angleterre chez Didac, à Lausanne. Dans notre école à Eastbourne, au sud de l’Angleterre, ils se retrouvent au début livrés à eux-mêmes et doivent s’adapter sans papa ni maman derrière. » Face à un coup de blues, il faut garder le moral et le cap sur les objectifs initiaux. Le programme d’une douzième année linguistique vise à booster l’avenir immédiat. « Après l’école obligatoire, cette année intermédiaire peut leur ouvrir les portes d’un gymnase bilingue ou celles de l’apprentissage, souligne Mme Brunel. Les employeurs apprécient l’autonomie de ces jeunes à leur retour. »

Quelque soit le pays, vivre en immersion à l’étranger oblige le jeune à s’accoutumer au plus vite s’il veut survivre. « Durant 2-3 mois, c’est extrêmement dur, concède Luc Estapé, directeur d’AFS Suisse, à Zurich. Vous ne parlez pas la langue, vous n’avez pas d’amis et vous devez résoudre les problèmes par vous-même. » Les organismes qui envoient des jeunes et des moins jeunes étudier ou participer à des projets culturels, humanitaires, s’assurent tout d’abord de la motivation, de l’envie de se plonger dans une autre culture.

Retour gagnant

Les raisons de partir sont nombreuses et varient selon l’âge. « Dans le cadre de l’échange scolaire entre 15 et 18 ans, les parents envoient leurs enfants dans le but d’apprendre la langue, remarque M. Estapé. Un peu plus tard, le jeune devenu adulte s’investit de lui-même dans un projet plus personnel. » Défense de l’environnement, éducation, santé, les domaines où s’engager aux quatre coins du monde ne manquent pas. De quelques mois à un an, il se consacre à une cause qui lui tient à cœur. Elèves ou bénévoles, le point commun de ces jeunes est de revenir différent, plus riche qu’au départ. « En  plus d’un diplôme attestant de leur niveau de langue, ils rentrent chez eux beaucoup plus mûr », note Mme Brunel. Ils ont élargi leur horizon et leur regard sur les autres et sur eux-mêmes a changé. « Ils partent enfants, ils reviennent adultes, résume M. Estapé. Ils ont appris à se connaître, à tester leurs limites. » En allant à la rencontre d’une autre culture, le jeune comprend mieux d’où il vient. Cette expérience de l’altérité, de la différence est aussi un voyage intérieur vers la connaissance de soi.

Les organismes font tout pour que le jeune s’acclimate et se sente à l’aise.
Les familles d’accueil sont sélectionnées avec soin, des psychologues interviennent quand le mal du pays se fait sentir.

Choisir la destination, s’organiser, planifier le départ prend plusieurs mois, période durant laquelle la motivation, le désir de bouger du jeune doit rester intacte. Décidé, l’enthousiasme en bandoulière, il s’embarque pour une aventure où il va vivre une vie entière en quelques mois.

François Jeand’Heur

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