Vaccins: questions les plus fréquentes

Notre expert

Comment fonctionne le vaccin et la vaccination : Vos 10 questions les plus fréquentes ! 

Cela n’est pas prouvé dans l’état actuel de la science.
On n’a développé des vaccins que contre les maladies les plus graves. On peut produire un vaccin efficace contre un virus (actuellement à l’exception notable du VIH) ou contre une bactérie (coqueluche, méningocoques, pneumocoques). Le vaccin est de toute manière spécifique, et ne permet de se protéger que contre un microorganisme ; ainsi, si une maladie est provoquée par de nombreux virus (pour le rhume plus de 80), la fabrication du vaccin est difficile. Il faut bien sûr que cela ait un intérêt économique, ce qui explique aussi pourquoi rien n’a été fait jusqu’il y a une quinzaine d’années contre le paludisme (qui est un parasite).

 Pourquoi une personne correctement vaccinée peut quelquefois tout de même attraper la maladie?

La réussite d’une vaccination n’est quasiment jamais de 100%, même lorsqu’on doit injecter plusieurs doses successivement pour la vaccination de base. Un certain pourcentage de personnes n’aura soit pas développé d’anticorps, soit en quantité insuffisante pour une protection efficace. En plus de ces situations incontournables, une mauvaise fabrication ou plus souvent une mauvaise conservation du vaccin l’aura inactivé partiellement ou totalement (rupture de la chaîne du froid). D’autres situations sont celles d’une déficience immunitaire sous-jacente méconnue au moment de la vaccination, d’une maladie qui a des répercussions sur l’immunité, ou d’un traitement immunosuppresseur.

Si les anticorps diminuent, est-ce dangereux? Comment le sait-on?
Après une vaccination, les anticorps diminuent toujours, plus ou moins rapidement (de quelques mois à plus de 10 ans). Mais il persiste dans certains cas une immunité cellulaire suffisante, malgré que les anticorps soient devenus indétectables. Le bénéfice de la vaccination persiste en ce sens qu’en cas de nouvelle contamination, les cellules immunocompétentes gardent le souvenir des anticorps qu’elles doivent produire, et le feront alors beaucoup plus rapidement.
La vitesse de diminution des anticorps est individuelle, et c’est en examinant de grands groupes que l’on sait qu’en moyenne, à partir d’un certain délai après la dernière dose, il convient de proposer un rappel.

Quand commence l’effet protecteur d’un vaccin?

L’effet protecteur d’un vaccin met en général 10 à 15 jours à se développer pleinement, du moins au niveau des anticorps. S’il est prévu de donner plusieurs doses au niveau de la vaccination de base, à des intervalles déterminés, le temps entre les doses est nécessaire à la « maturation » du système immunitaire, et une vaccination incomplète laissera une immunité incomplète.

Peut-on «mélanger» les vaccins?
Il n’est pas possible des mélanger dans la même seringue des vaccins provenant de conditionnement différents, ni de les injecter dans un même lieu d’injection. Les fabricants, pour simplifier l’application du plan de vaccination, vendent des vaccins combinés contenant plusieurs antigènes destinés à développer l’immunité contre plusieurs maladies à la fois. Ils ont la même efficacité, mais pas plus d’effets indésirables, que les différents vaccins individuels injectés le même jour. On a contrôlé que la réponse immunitaire est correcte.

Quels sont les vaccins à éviter en principe lors d’une grossesse?
En principe on évite d’injecter des vaccins vivants, mais le vaccin poliomyélitique oral est sans danger. De manière générale les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la fièvre jaune, la tuberculose et la varicelle sont à proscrire durant cette période. Mais la décision doit se prendre en collaboration avec le médecin qui examinera dans chaque cas le risque encouru, par exemple en cas de voyage. A contrario, certains vaccins sont préférables à faire durant la grossesse, pour cela, consultez notre article vaccins et grossesse

Les vaccins de différentes marques sont-ils identiques?
Les vaccins ne sont admis à être commercialisés par l’Office fédéral de la santé publique qu’après une longue procédure générale d’accréditation, qui vise à s’assurer de leur efficacité, et après essai de chaque lot. Même s’ils présentent des différences au niveau de leur mode d’action et du taux d’anticorps suscités, ils doivent être considérés comme d’efficacité globalement équivalente.

Peut-on se faire vacciner si on est malade?

Une maladie aigue bénigne n’est pas une contre-indication absolue à se faire vacciner, si la situation l’exige, ou que la fréquentation ultérieure probable du lieu de vaccination sera insuffisante pour avoir la certitude qu’un nouveau contact aura lieu au moment prévu (par ex. manque d‘argent au Tiers Monde).

Pourquoi certains vaccins sont-ils obligatoires?

Pour connaître les vaccins obligatoires et le calendrier vaccinal, consulter notre article obligations vaccinales en Suisse
Certains vaccins sont obligatoires à l’arrivée dans certains pays, parce que le gouvernement de ce pays estime qu’une maladie qui se transmet dans le pays est grave (par consensus international) et que le risque de la contracter est relativement élevé. Le voyageur a tout intérêt à respecter cette obligation, non seulement pour sa santé, mais aussi parce qu’il peut ramener la maladie dans son pays de départ (par ex. méningocoque après un pèlerinage à la Mecque).

Les agents conservants contenus dans le vaccin sont-ils dangereux?

Plusieurs vaccins contiennent du tiomersal, appelé aussi thimerosal, merthiolet, sodium ethylmercurethiosalicylate, timerfonate de sodium. Cette substance a été ajoutée en très faible quantité, depuis plus de 50 ans, pour assurer la stérilité des préparations médicales (gouttes ophtalmiques ou nasales, solutions pour lentilles ophtalmiques, immunoglobulines) et dans les vaccins, afin de limiter le risque de contamination bactérienne et fongique, inactiver la souche bactérienne ou lorsque la stérilisation est difficile.
Bien que ce composé contienne du mercure, son utilisation depuis des décennies n’est associée à aucune toxicité connue. Les vaccins contiennent au maximum 25 à 50 microgramme pas dose, et ceci ne permet de mesurer un taux de mercure dans l’organisme qui est de 10 à 20 fois inférieur à la norme indiquant une exposition excessive. Ce composé peut éventuellement déclencher chez de rares personnes une réaction d’hypersensibilité retardée, plus de 48 à 72 heures après la vaccination sous forme d’une réaction inflammatoire au lieu d’injection. Cette réaction est plus fréquente chez les enfants souffrant de dermatite atopique, mais elle ne contre-indique pas la poursuite des vaccinations.
Les vaccins vivants ne contiennent pas de thiomersal. De nombreux nouveaux vaccins destinés aux nourrissons sont déjà produits sans thiomersal (serie Infanrix, et contre l’haemophilus)

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