Ménopause

Notre expert

Etymologiquement le mot ménopause vient du grec.
Il est composé du préfixe méno- mois, relatif aux menstruations ou règles et du suffixe -pause.
C'est l'arrêt des règles. 

   

Le capital ovarien:

Les ovaires contiennent, très tôt dans le développement de l'être humain, tous les ovules (ovocytes) nécessaires à l'ensemble de la vie reproductive.
Ce nombre d'ovocytes (capital folliculaire) est fixé dès le 5ème mois de vie intra-utérine.
Ensuite il ne fera que décroître, rapidement jusqu'à la naissance. Des 400. 000 ovocytes environ présents à la naissance, il n'en reste que 40 000 à la puberté et ils ne seront plus qu'env. 500 à être fertiles.
Chaque mois avec l’ovulation un ovocyte part de façon intermittente de chaque ovaire depuis la puberté (vers 11-12 ans)  jusqu’à  l’épuisement du stock à la ménopause vers la 50ème année.
     

Ménopause, le cycle de la femme

 

 

Cycle menstruel

Une fois la puberté atteinte, les cycles menstruels débutent. Le cycle menstruel de la femme dure généralement 28 à 30 jours et commence par l'apparition des règles.
Une succession de modifications cycliques  vont se produire chez la femme (au niveau des ovaires, de l'utérus, de la glande mammaire) orchestrées par des molécules spécialisées produites de manière cyclique, les hormones.
Elles assurent la communication entre tous les organes de l'appareil génital mais aussi avec l'hypophyse, une glande située à la base du cerveau.

  
  

Le cycle de la femme

Le cycle menstruel est formé par 3 phases successives:
  

1. La phase folliculaire (ou phase de maturation d'un follicule)
Chaque mois les d'ovocytes deviennent sensibles aux sécrétions hormonales de l'hypophyse.
Un seul généralement, arrivera à maturité en réponse à l'action de la FSH, une hormone hypophysaire. Ce sac atteindra environ 2 cm de diamètre juste avant l'ovulation.
L'ovocyte est une grosse cellule qui mesure environ un dixième de millimètre. Contrairement à l'ensemble des autres cellules du corps humain, l'ovocyte ne contient que la moitié des chromosomes (soit 23) qui détiennent toutes les informations génétiques que la femme va transmettre à sa descendance.
Le capital chromosomique ou génétique de l'embryon ne sera constitué qu'après ajout des 23 chromosomes contenus dans le spermatozoïde.
Pendant la phase folliculaire, les ovaires a leur tour sécrètent également une hormone (l’estrogène). Ces hormones vont provoquer des changements dans l'utérus pour  recevoir l'éventuel embryon (nidation).
      

2. La phase d'ovulation
L'ovulation survient environ 14 jours avant le début des règles. Ceci signifie que lorsque la femme présente des cycles de 28 jours, elle ovulera aux environs du 14ème jour de son cycle. Si, par contre, la femme présente des cycles plus longs, le période d'ovulation sera retardé ou vice-versa si les cycles sont plus courts, l’ovulation aura lieu plus tôt.
Lors de l'ovulation, l'ovocyte est expulsé du follicule dont la paroi se rompt et est aspiré par la trompe de Fallope. L'ovulation est provoquée par un autre signal venant de l'hypophyse (hormone appelée LH). L'ovocyte entame alors sa migration vers l'utérus.
       

3. La phase lutéale (ou phase de préparation de l'utérus à la nidation d'un éventuel embryon)
Durant cette phase, la paroi de l'utérus (l'endomètre) se prépare à la nidation de l'embryon issu de la fécondation de l'ovocyte par un spermatozoïde.
Ce processus est sous la dépendance hormonale du follicule qui a libéré l'ovocyte: il se transforme en corps jaune et commence à sécréter une nouvelle hormone (la progestérone).
Pendant la phase lutéale, les ovaires par l’intermédiaire du corps jaune (l’emballage restant du follicule après l’ovulation)  sécrètent à leur  tour également, une hormone (la progestérone).
Ces hormones vont provoquer des changements dans l'utérus pour recevoir l'éventuel embryon  (nidation).

 

 

La Ménopause:

 1) Qu'est-ce que la ménopause?
La ménopause est une période physiologique de la vie de la femme où les ovaires cessent de produire les hormones de la reproduction. Les règles disparaissent définitivement et la femme ne peut plus procréer.
On dit qu’une femme est ménopausée s’il y a un arrêt des règles depuis au moins une année
La ménopause n'est pas une pathologie, mais un état physiologique, qui marque la fin de la fertilité et l’interruption des cycles menstruels produit par l’arrêt de la fabrication et l'arrêt de la sécrétion des hormones ovariennes (estrogène et progestérone).

L'organisme ne cesse jamais tout à fait de sécréter l'estrogène, mais sa production devient insuffisante pour déclencher le cycle menstruel.
Toutefois, il arrive que l'arrêt définitif des règles soit précédé de périodes sporadiques d'ovulation.
Habituellement, la ménopause survient entre 40 et 55 ans.
     
   
2. Les différentes étapes de la ménopause

La ménopause

 

La pré-ménopause
La pré-ménopause est la phase de 5 à 10 ans précédant la dernière menstruation. La production d’hormones dans les ovaires baisse progressivement. Une ovulation n’a plus lieu dans chaque cycle et la fertilité diminue. La femme remarque au début surtout des irrégularités du cycle de menstruation. Une diminution de la sécrétion d’estrogène s'accompagne souvent de symptômes de sevrage (vasomoteurs).

La périménopause

La périménopause correspond concrètement à la phase de transition. Elle commence environ un an avant la ménopause (souvent avec des symptômes de ménopause) et se termine un an après la dernière menstruation.

La postménopause

La postménopause suit directement la périménopause et dure jusqu’à la 65e année de vie.
Cette phase correspond à un déficit en œstrogènes. Plus tardivement, les organes génitaux s’atrophient également et à long terme, l’insuffisance en œstrogènes entraîne l’ostéoporose et l’augmentation des risques cardio-vasculaires.

Quels sont les symptômes de la ménopause?
Ils peuvent être très nombreux, ils peuvent se manifester de façon très variables. Pouvant aller de l’absence total des symptômes jusqu'à une symptomatologie invalidant la qualité de vie.

  
Voici une liste des symptômes possibles:

  • Irrégularité des cycles précédant l'arrêt définitif des règles
  • troubles de l'humeur
  • bouffées de chaleur
  • fourmillements
  • douleurs articulaires et musculaires
  • céphalées
  • palpitations
  • vertiges
  • manifestations neuropsychiques :  Troubles du sommeil, fatigue, nervosité, irritabilité, perte de confiance en soi, anxiété, pertes de mémoire, difficultés de concentration.
  • troubles sexuels : Dyspareunie, sécheresse vaginale, diminution de la libido
  • prise de poids, 
  • vieillissement cutané
  • incontinence urinaire
  • ostéoporose
  • maladies cardio-vasculaires

Les modifications osseuses constituent avec les manifestations cardiovasculaires les deux problèmes médicaux majeurs de la ménopause.
  

4) Quels sont les traitements?

Le traitement hormonal (TH)
Il devrait être intégré dans une stratégie globale incluant des recommandations sur le mode de vie, notamment les habitudes alimentaires, l’activité physique, le tabac et l’alcool, autant d’éléments visant à maintenir la santé des femmes post-ménopausées.

Le TH doit être individualisé et adapté aux symptômes et besoins en tenant compte de la prévention, de l’anamnèse personnelle et familiale, des résultats d’examens spécialisés, des préférences de la femme et de ses attentes.
Chez les femmes à la péri-ménopause, les risques et les avantages du TH ne sont pas les mêmes que ceux des femmes plus âgées.

Le TH inclut une variété de préparation hormonale et de mode d’administration dont les risques et les avantages peuvent varier et doivent être évalué par votre gynécologue.

Les femmes ayant une ménopause spontanée ou iatrogène avant 45 ans, et surtout avant 40 ans, présentent un risque accru de maladie cardio-vasculaire et d’ostéoporose.
Elles bénéficient d’un traitement de substitution hormonal qui devrait être administré au moins jusqu’à l’âge normal de la ménopause.

Les femmes prenant un TH devraient se soumettre au moins à une consultation annuelle chez leur gynécologue incluant un examen clinique, une anamnèse médicale actuelle, des examens de laboratoire et d’imagerie adéquats ainsi qu’un entretien sur leur mode de vie.

Il convient de choisir la dose efficace la plus faible possible.
De faibles doses de TH utilisées dans la routine peuvent conserver la qualité de vie de très nombreuses utilisatrices.

Dans l’ensemble, un gestagène devrait être associé aux Œstrogènes systémiques chez toutes les femmes ayant conservé leur utérus afin d’empêcher une hyperplasie de l’endomètre et un cancer.
  
Avantages du traitement hormonal

  • Le TH reste la manière la plus efficace de traiter les symptômes vasomoteurs et urogénitaux dus à une déficience en œstrogènes.
     
  • Les autres symptômes associés à la ménopause tels que douleurs articulaires et musculaires, labilité de l’humeur, troubles du sommeil et dysfonction sexuelle (notamment baisse de la libido) peuvent être soulagés par un TH.

La qualité de vie et la sexualité sont des facteurs-clés à considérer.

  • Le TH représente un traitement de première ligne adapté aux femmes à la post-ménopause ayant un risque accru de fracture, notamment avant 60 ans et pour prévenir la perte osseuse chez la femme présentant  une ménopause précoce.
       

La maladie cardio-vasculaire est la principale cause de morbidité et de mortalité chez les femmes à la post-ménopause.
Les principales mesures de prévention primaires (en sus de l’arrêt du tabagisme et du contrôle de l’alimentation) sont le contrôle du poids, de la tension artérielle, de la glycémie et des lipides.

  • Le TH offre des avantages au niveau du tissu conjonctif, de la peau, des articulations et des disques intervertébraux.
      
  • Le TH peut réduire le risque de cancer du côlon.
     
  • Un TH instauré aux alentours de la ménopause ou chez les femmes jeunes à la post-ménopause réduit le risque de développer une maladie d’Alzheimer.


Désavantages du traitement hormonal 

Les études analysant le risque associé à la prise d’hormones lors de la post-ménopause ont porté, avant tout, sur le cancer du sein et de l’endomètre, les thromboembolies veineuses (Embolie pulmonaire ou thrombose veineuse profonde), les AVC et les événements coronariens.

  • Cancer du sein
    Il est nécessaire de rassurer les femmes sur le fait que le risque éventuel de cancer du sein associé au TH est faible (moins de 0,1% par an). L’augmentation de densité à la mammographie induite par le TH peut rendre difficile l’interprétation diagnostique des mammographies.
     
  • Thromboembolies et événements cardiovasculaires
    Le risque de thromboembolie veineuse sévère associée au TH augmente avec l’obésité et la thrombophilie.

Formes d’applications du TH

Ils existent actuellement 3 types d’application :

  • Comprimés
  • Patch transdermique
  • Gel transdermique


Des traitements alternatifs à la substitution hormonale:

  • L'efficacité des bisphophonates (ex : Fosamax) sur l'ostéoporose est certaine.
    Snt utiles chez des femmes à risque d'ostéoporose qui ne présentent pas de symptômes gênants.
     
  • Les SERMs (Selective estrogen receptor modulators) (ex :  Raloxifene, Evista)
    N'ont pas d’effet cancérigène sur l'endomètre ni sur le sein, mais ils ont un petit effet protecteur sur le cancer du sein.
    Ils sont très prometteurs, mais ils ne soulagent pas des symptômes climatériques et on ne connaît pas leurs effets à long terme.
  • La tibolone (Livial) est efficace sur les symptômes climatériques et la perte osseuse, mais les résultats récents concernant ses effets sur le risque de cancer du sein remettent en cause son intérêt.
  • La substitution calcique (ex : Calcium Sandoz D3f). Sans TH, elle est peu efficace.
      
  • Phytothérapie et Homéopathie
    Les phytoestrogènes ont plusieurs cibles d'action. Il est indispensable de confirmer leurs effets sur l'os et sur les bouffées de chaleur.


Conclusion
Aucun des produits existant actuellement n'est idéal. Avoir plusieurs traitements disponibles fait que le choix est plus large pour le gynécologue  et pour les femmes, pour des traitements qui peuvent parfois durer plusieurs années. Le problème majeur réside dans les nombreuses questions qui restent encore sans réponse sur les effets à long terme de tous ces traitements.


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