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Première étape: la stimulation ovarienne et l'insémination artificielle
  

Stimulation ovarienne
Il sera proposé au couple de recourir à la stimulation ovarienne en cas de :

  • Absence d’ovulation,
  • Ovulations irrégulières et/ ou de qualité médiocre ou
  • Recours à des techniques de procréation médicalement assistée

Objectifs de la stimulation ovarienne:

  • permettre un développement folliculaire et une ovulation de qualité soit
  • augmenter la production d’ovocytes par les ovaires.

Ces traitements peuvent être administrés soit par voie orale ou injectable et peuvent être répétés plusieurs fois si nécessaire. En cours de traitement, des examens échographiques et hormonaux sont nécessaires pour suivre et éventuellement réajuster le traitement hormonal afin d’éviter au maximum les risques d’hyperstimulation et de grossesse multiple.

Prise en charge de la stimulation ovarienne:

  • Quand elle est faite dans le cadre d'une insémination intra-utérine, elle est prise en charge par les caisses maladies, ainsi que les médicaments injectables (pendant 1 an)

  • En revanche, quand cette stimulation ovarienne est faite dans le cadre d'une FIV, elle n'est pas prise en charge par les caisses maladies suisses.

L'insémination artificielle
Elle peut s’effectuer:

  • sur un cycle naturel (1 ovocyte) ou
  • sur un cycle artificiel stimulé (plusieurs ovocytes).

Il y a deux grands types d’insémination artificielle:

  • L’insémination artificielle avec sperme du conjoint ou insémination artificielle homologue (IAH) Réservée aux couples souffrant soit d’une infertilité liée à une pathologie du col de l’utérus, à une pathologie masculine légère à moyenne, à une infection virale masculine transmissible sexuellement (HIV, hépatite B et C) ou à une infertilité sans cause apparente. Le procédé: les spermatozoïdes du conjoint sont recueillis dans un récipient adéquat par masturbation (abstinence de 3 à 7 jours). Le sperme est alors traité au laboratoire. Il est lavé. Les spermatozoïdes les plus mobiles sont sélectionnés par différents procédés.
    But final de cette préparation:
    • concentrer dans un petit volume le maximum de spermatozoïdes mobiles et
    • laver la préparation de tous les éventuels germes pathogènes (bactéries, virus) pour les déposer directement dans le fond utérin. C'est l’insémination proprement dite.

L’insémination s’effectue juste avant l’ovulation détectée par des dosages hormonaux urinaires (cycle naturel) ou déclanchée par une injection (cycle artificiel). La préparation des spermatozoïdes est chargée dans un cathéter d’insémination et la pointe de ce dernier estavancée dans la cavité utérine en passant par le col de l’utérus. Ensuite, les spermatozoïdes sont inséminés dans la cavité utérine. Ils seretrouveant ainsi à proximité de ou des ovules. Le geste technique: il ressemble beaucoup à un examen gynécologique classique. Quasi indolore pour la femme, il peut être répétée si nécessaire sur plusieurs cycles.

L’IAH est prise en charge par les caisses maladies à raison de 3 IAH par grossesse. Taux de succès: il varie entre 10 et 15 % en fonction de l’âge de la patiente, des indications au traitement et des techniques de préparation du sperme et de stimulation de l’ovulation.

  • L’insémination artificielle par donneur (IAD): Réservée aux infertilités masculines non traitables (azoospermies sécrétoires, échecs répétés de prise en charge par micro-injection ou ICSI) ou aux hommes porteurs de déficits génétiques graves pouvant toucher la descendance. La loi suisse exige que les couples ayant recours à cette technique soient mariés et aient eu un entretien psychologique préalable en raison des enjeux éthiques et moraux évidents.

Les donneurs doivent être en bonne santé et avoir un sperme de bonne qualité ayant, si possible, démontré leur fertilité. Ils sont testés pour les différentes maladies transmissibles d’une manière semblable au don du sang. Le sperme des donneurs est congelé dans des paillettes et conservé dans une banque de sperme. Celle-ci est responsable de la sécurité, de la qualité et de la traçabilité de ses prestations.

Il n’y a plus d’anonymat du donneur en Suisse, c’est à dire que l’enfant issu du don pourra émettre le souhait de connaître l’identité ou rencontrer, son «père» génétique à sa majorité. Le choix du donneur attribué au couple s’effectue sur différents critères objectifs (race, taille, corpulence, couleur des cheveux, couleur des yeux, groupe sanguin) et non subjectifs (intelligence, beauté, richesse….). La procédure d’insémination est semblable à celle de l’IAH.

Elle se pratique dans trois centres en Suisse:

A Lausanne
 

CHUV Service de médecine de la reproduction Dr Dorothea Wunder, PD-MER 021.314.32.76

CPMA Rue de la Vigie 5 1003 Lausanne 021 321 15 80 http://www.cpma.ch/

   
 A Locarno Service d'Endocrinologie - Gynécologie Hôpital CARITA Dr Jürg Stamm 091.811.45 - 38 ou 40

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