Etudes, le prix à payer

Etudes, le prix à payer

Notre expert

Etudes, le prix à payer

L’étudiant ne se nourrit pas que de savoirs et a aussi besoin de se loger, de s’habiller. De l’aide de ses parents, dépend en grande partie sa qualité d’apprentissage. Les trois-quarts des étudiants ont une activité rémunérée pendant l’année scolaire pour parvenir à équilibrer leur budget.

Concilier job et études

Avant de décrocher son diplôme et de voler de ses propres ailes, le jeune s’appuie encore sur ses parents. Qu’il continue de loger chez eux ou pas, leur contribution représente plus de la moitié des ressources et assurent donc l’essentiel des frais comme la nourriture, l’habillement, les transports. La moyenne des dépenses mensuelles est estimée à 1210 francs pour ceux qui logent chez leurs parents contre 1870 francs pour ceux qui ont un logement indépendant. Pour faire face à ces charges, près de 8 étudiants sur 10 exercent un job en dehors des cours.
  

(Trop) travailler peut nuire

Il n’y plus de saison pour travailler dans un fast-food, un centre d’appel ou dans les assurances. Ces jobs d’été se pratiquent désormais durant toute l’année pour la grande majorité des étudiants. Mais là, les situations diffèrent, certains se contentent de quelques heures quand d’autres cumulent plusieurs petits boulots. Il n’y a pas de règle mais un trop grand nombre d’heures peut nuire au bon déroulement du cursus. Une étude de l’université de Genève a démontré qu’au-delà de quinze heures par semaine, le surmenage n’est pas loin. Augmentation du temps des études, dégradation du bien-être, difficultés d’intégration sociale sont autant d’impacts négatifs sur la scolarité. En cumulant études et activité rémunérée, plus de la moitié des étudiants ont une semaine comprise entre 36 et 55 heures. Mais pour la plupart, la question ne se pose pas en ces termes car il s’agit de survie et non pas de confort. Pour un petit pourcentage, une bourse ou un prêt est un recours vital pour boucler leur budget.

La bourse ou la vie

Hautes écoles universitaires ou spécialisées, l’octroi d’une bourse est un sésame pour beaucoup de jeunes. Sans subsides de l’état, un bon nombre ne pourrait pas suivre de formation ou très difficilement. Ce ballon d’oxygène financier change la donne, il représente 38% des ressources d’un jeune n’habitant pas chez ses parents, et 29% s’il est encore à la maison. Seulement 8% des étudiants ont bénéficié d'une bourse d'études ou d'un prêt pour financer leur formation en 2012. Les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) comptabilisent près de 48000 étudiants sur 627000 au total ayant obtenu une aide cantonale. Depuis 1990, alors que le nombre d'étudiants a bondi de 42%, le nombre de boursiers a reculé dans le même temps de 10%. Quant à un prêt auprès d’un établissement bancaire, ils ne sont que 0,5% à y avoir recours. Pour l'Union des étudiants de Suisse (UNES), il y a aussi urgence à harmoniser l’attribution des bourses sur tout le territoire suisse.

 

Ici ou là, pas le même tarif

En moyenne, le montant alloué atteint 6483 francs pour les boursiers et 4955 francs pour les bénéficiaires d'un prêt. Dans son rapport « Bourses et prêts d’études cantonaux 2012 », l’OFS souligne que 318 millions de francs ont été versés par les cantons, soit en tenant compte de l’inflation, une diminution de 8% entre 1990 et 2012. Il existe aussi d'importantes disparités d’un canton à l’autre. Quand un étudiant vaudois touche 9148 francs en moyenne, son homologue neuchâtelois lui, n’a que 3955 francs. En 2012, l’UNES a déposé une initiative pour gommer ces différences, visant ainsi à une plus grande égalité sur tout le territoire. La formation est un enjeu d’avenir majeur et les jeunes sont toujours plus nombreux à suivre des études. Il leur faudra continuer à compter sur leurs parents mais aussi sur eux-mêmes. Trouver un travail d’appoint devient une nécessité pour financer des études qui coûtent forcément cher.

 

François Jeand’Heur

 

Commentaires





Nos adresses préférées

> Lausanne

CSP Vaud – Jet Service

Concerne les jeunes de 16-25 ans. Sur RDV 021 560 60 30

Bourse du travail pour les jeunes comme gain accessoire, temporaires...
Jeunes en formation: apprentissage, bourses, budget...
Service socio-juridique pour les jeunes...
Permanence sociale pour jeunes en formation.

A lire
Nos partenaires