Produit du terroir - Manger local et de saison: pas forcément plus cher

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Manger local et de saison: pas forcément plus cher

© Florence Pictet



Manger local et de saison, est-ce vraiment plus cher?

La question du prix des produits suisses est une préoccupation quand il faut jongler avec un budget qui n’est pas extensible. Pourtant, proximité ne rime pas nécessairement avec cherté. Acheter des œufs, de la viande ou des pommes de terre directement chez le producteur permet notamment d’économiser les coûts d’intermédiaires.
  

Faire ses courses au marché plutôt qu’en grande surface ne demande pas non plus un porte-monnaie bien garni, révèle une enquête publiée en été 2008 par le magazine « Bon à savoir » (No 7-8 juillet-août 2008, en collaboration avec le magazine Terre&Nature). Sur dix-sept produits d’origine suisse passés au crible, six se sont avérés moins chers au marché de Lausanne que dans l’ensemble des quatre grands magasins sélectionnés. Il s’agissait des pommes Maigold, du persil, du basilic, des épinards, des côtes de bette et des concombres.

Le marché de Lausanne était en outre le seul au moment de l’enquête à proposer des asperges suisses. Au final, seuls deux produits – la rhubarbe et les fraises – étaient plus chers au marché, les autres se situant dans la moyenne.

Concilier nourriture saine et moyens financiers limités est d’ailleurs le sujet du nouveau livre de Jean-Pierre Coffe, le pourfendeur de la «malbouffe». Avec «Le plaisir à petit prix: Bien manger en famille pour moins de 9 € par jour», le Français entend démontrer qu’il reste possible de garder le plaisir de manger malgré les restrictions.

Produit de proximité et produit bio

Autre cliché à corriger : manger des produits de proximité et de saison ne veut pas dire se convertir au «bio». L’agriculture biologique connaît certes un succès croissant depuis plusieurs années, mais ce secteur ne représente qu’une petite partie de l’offre.

Quelque soit leur mode de production, les agriculteurs suisses doivent suivre un cahier des charges respectueux de la santé des consommateurs, des animaux et de l’environnement.
Beaucoup ont compris que la qualité, l’authenticité et la traçabilité de leurs produits sont leurs meilleurs atouts face à la concurrence.

Manger local et de saison : mille et une façons de faire ses courses

Les géants du commerce de détail Migros et Coop sont un peu l’arbre qui cache la forêt. 
Plusieurs alternatives pour sortir des canaux de la grande distribution s’offrent à celui qui veut faire le plein de fraîcheur. Il y a bien sûr les traditionnels marchés à ciel ouvert, organisés au moins un jour par semaine dans toute ville qui se respecte.

  • «Aller au marché» constitue un incontournable du samedi matin pour de nombreux habitants des villes.

  • Mais au lieu de se déplacer, certains agriculteurs proposent un marché directement à la ferme. On peut aussi souvent voir le panneau «vente directe» en sillonnant la campagne. Cette offre se concentre en général sur les grands classiques – œufs, lait, fromage, miel, pommes, pommes de terre – et est limitée à quelques produits, parfois même à un seul, mais c’est l’assurance qu’ils ont été cultivés et fabriqués par le paysan qui les vend.

  • L’ "agriculture contractuelle de proximité" (ACP) constitue une autre formule, particulièrement avantageuse pour les citadins sans voiture. Les adhérents passent un contrat, en principe annuel, qui sert à préfinancer la production. En échange, ils reçoivent à intervalle régulier le résultat des récoltes, qu’ils peuvent venir chercher dans un lieu de dépôt. Les projets du genre se sont multipliés ces dernières années.

  • Enfin, il y a le bon vieux potager pour ceux qui ne craignent pas de mettre la main à la pâte, et qui ont la surface nécessaire. Si l’on en croit le quotidien «Le Matin» (03.03.2009), planter ses propres graines cartonne en Suisse comme à l’étranger. Au simple plaisir de biner s’ajouteraient les effets de la crise. D’après la société américaine Atlee Burpee, un kit de semences (tomates, pois, poivrons etc.) vendu 10 dollars représente théoriquement des légumes pour 650 dollars en grande surface. Les ventes de cette société ont bondi en 2008 de 30%, celles de son concurrent Harris Seeds de 50%.

Vous connaissez des sites d'agriculture contractuelle de proximité? n'hésitez pas à nous les faire connaître à info@lafamily.ch

Pour en savoir plus :
www.paysannesvaudoises.ch
www.agriculture.ch
www.uniterre.ch/Dossiers/agriContractuelle.html
www.marches-paysans.ch

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