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Parascolaire, sur le chemin de l’accueil

Notre expert

Parascolaire, sur le chemin de l’accueil

La réforme de la loi sur l’accueil de jour prévoit que tous les enfants de 4 à 15 ans bénéficient d’un accueil généralisé à partir du 1er janvier 2017. En aménageant leurs locaux, en prévoyant de former du personnel, les communes s’adaptent aux nouveaux modes de vie des familles.

Petites ou grandes communes ne sont logées à la même enseigne. Principalement, c’est autour de l’arc lémanique que les enfants sont les mieux accueillis à l’école et bénéficient de meilleurs services, cantine ou activités. Pourtant, dans un an à peine, toutes les communes devront répondre aux exigences de l’article 63a sur la journée continue, inscrit en 2009 dans la Constitution vaudoise. Elles auront franchi le pas, se seront organisées seules ou auront mutualisé leurs dispositifs.

 

Passer à la vitesse supérieure

En décembre dernier, les principaux partenaires, employeurs, parents et communes ont terminé leur consultation et ont adressé au Conseil d’Etat, le résultat de leurs travaux. Concrètement, ils se sont mis d’accord sur les mesures à appliquer et les conditions d’encadrement, de sécurité, d’hygiène dans lesquelles se fera l’accueil des enfants. «Le projet de loi de 2009 demande aux communes de mettre sur pied un accueil pour les enfants de 4 à 15 ans, explique Patricia de Meyer, Cheffe de l'Office de l'accueil de jour des enfants (OAJE), à Lausanne. La mission de l’OAJE consiste à autoriser les structures et à veiller aux normes que les communes auront établies.» Au final, les propositions d’accueil à venir varient en fonction de l’âge des enfants. Le minimum pour tous est l’accueil du midi avec repas. Pour les plus petits de 4 à 8 ans, ils auront aussi droit à l’accueil du matin et à celui de l’après-midi après les cours. Quant à la prise en charge des 8-12 ans, elle prévoit le midi, l’après-midi ainsi que le mercredi après-midi. Pour cette dernière option, un temps d’adaptation de trois ans est envisagé. « On peut comprendre que les communes aient besoin d’un délai, commente Barbara de Kerchove, présidente de apé-Vaud, l'association vaudoise des parents d’élèves. Mais pour les parents il est très clair qu’une compatibilité professionnelle à 100%, c’est y compris le mercredi après-midi. » L’évolution des situations familiales oblige l’école à revoir sa copie en matière d’accueil scolaire. Aujourd’hui, le plus souvent les deux parents travaillent, le nombre de familles monoparentales progressent, et les grands-parents ne sont plus systématiquement disponibles. Autant de raisons qui poussent le monde de l’éducation à faire un peu plus de place à l’enfant.

 

Droit d’accueil amélioré

Depuis 2006 et la loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE), les lignes ont bougé. «Les communes ont joué le jeu et fait des efforts conséquents, juge Mme de Meyer. Plus de 7000 places subventionnées ont été créées dans le parascolaire et le préscolaire, incluant crèches et accueil familial.» Les communes en se regroupant ont acquis un savoir-faire et de l’expérience. «On avait peur qu’avec la nouvelle loi, les communes doivent repartir de zéro alors qu’elles se sont déjà organisées en réseau», analyse Mme de Kerchove. Plusieurs classes peuvent se réunir en un seul endroit pour le repas du midi et permettre ainsi aux communes de réaliser des économies d’échelle importantes. S’appuyant sur le système d’accueil déjà existant ou en réaménageant des locaux, elles devront intégrer un vrai projet pédagogique que ce soit des activités créatives, du sport, des devoirs surveillés. «Faire de la place aux enfants, ça chatouille encore quelques communes, estime Mme de Kerchove. Pour certains, les enfants, ça salit, ça fait du bruit. C’est pourquoi un vrai changement de mentalité est nécessaire.» L’investissement financier est aussi une des clés de cette politique publique ambitieuse. «La contribution de l’Etat va augmenter de plus de 30M CHF d’ici 2022 et atteindra un total de 67M CHF, précise Mme de Meyer. Et à partir de 2022, elle sera dynamique, c’est-à-dire qu’elle augmentera en fonction de la masse salariale du personnel éducatif.» La part de l’Etat est pour l’instant de 9% contre 40% pour les communes. Ces dernières ont obtenu tout récemment le rajout d’une motion qui prévoit une participation cantonale à hauteur de 16% en 2022. Selon le calendrier prévu, le Grand Conseil examinera la révision de la loi au printemps 2016. En attendant que la loi prenne effet, de nombreux parents continueront à jongler, à assurer leurs arrières, pour harmoniser leur emploi du temps et celui de leurs enfants.

François Jeand’Heur

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